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Pamir, trek sur le Toit du Monde

En résumé
• Pays : Chine
• Catégorie : Treks
• Code séjour : VTPAMIR
• Durée : 22 jours
• Groupe de 5 à 12 pers.
Difficulté :
   > Technique : 1/5
   > Physique : 2/5
   > Engagement : 2/5
• Alt. max : 5300 m
Les points forts

- Le grand bazar de Kashgar
- Les hautes vallées et glaciers du Pamir (Muztagh-Ata,Kongur).
- La découverte des ethnies tadjikes et kirghizes.
- L'encadrement par Louis-Marie Blanchard, grand spécialiste de l'Asie Nomade.

L'avis du guide

"C'est l'un des plus beaux treks d'Asie Centrale, une rencontre unique avec le monde nomade face aux montagnes géantes de ce Toit du Monde". Louis-Marie Blanchard

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Ce voyage commence à Kashgar, étape incontournable sur la route de la Soie et véritable coeur battant de l'Asie Nomade. De là nous partons en trek vers les sommets du Toit du Monde : le Mustagh Ata et le Kongur (7700 m) avec ses parois démesurées. Au pied de ces géants de glace vivent d'innombrables nomades dont la gentillesse n'a d'égal que l'hospitalité. Nous sommes en effet sur d'antiques routes commerciales qui reliaient autrefois la Chine à l'Inde. Notre voyage sera ainsi consacré à la découverte de ces lieux extraordinaires et au partage de la vie nomade qui, ici plus que nul part ailleurs, a su rester authentique.

Au-dessus de Kashgar c'est le "Toit du monde" : le Pamir, les Kunlun et le Karakorum forment un ensemble de barrières montagneuses, au travers desquelles ont été ouvertes des routes, en dynamitant les parois rocheuses, au-dessus de canyons très profonds. Malgré les très rudes conditions de franchissement de ces chaînes de montagne, ces voies de commerce et d'échanges ont toujours été très fréquentées. C'est par ces cols que les caravanes allaient au Cachemire et au Ladakh chercher du sucre, du thé et des céréales. Ces produits étaient échangés, notamment, contre de la laine, de la soie, de la vaisselle chinoise et toutes sortes d'outils en acier forgé. Une simple aiguille de bourrelier s'échangeait dans la vallée de la Hunza, au siècle dernier, contre un mouton...

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Ce voyage d'aventure a été conçu dans l'esprit des explorations en Asie. Le confort est suffisant mais reste sommaire. Pendant le voyage chacun doit participer aux tâches collectives et il est nécessaire d'avoir un esprit de voyageur et d'accepter les aléas de ce type d'expédition. Sur un plan physique ce voyage est réservé aux bons marcheurs, les étapes sont de 6 à 7 heures et se déroulent parfois à plus de 4 000 m d'altitude.

Kashgar
Kashgar est une ville très animée où pratiquement tout se passe dans la rue. On peut s'y restaurer à toute heure du jour et de la nuit : il y a le traditionnel riz pilaf, toutes sortes de ragoûts de mouton et puis bien sûr les brochettes qui sont absolument délicieuses, accompagnées de pain frais et de thé.

Quand les chinois se sont installés à Kashgar dans les années cinquante, ils ont d'abord construit une ville nouvelle, accolée à la vieille ville, pour loger les colons et leur administration. Mais aujourd'hui ils s'attaquent à la ville ouïgour, dont les constructions de pisé sont peu à peu remplacées par une architecture traditionnelle "kitch" . Donc on peut supposer que bientôt les vieux quartiers se réduiront à une peau de chagrin. C'est pourtant dans ces vieux quartiers que réside l'âme de l'Asie centrale et qu'on va retrouver l'ambiance des grands bazars d'autrefois.

Dans la vieille ville les artisans et les commerçants sont organisés par rues et par corporations. Tout ou presque est fabriqué à la vue de l'acheteur qui peut donc très facilement comparer la qualité des articles, d'une boutique à l'autre. Et c'est vraiment passionnant de découvrir, encore intacts, tous ces savoirs-faire et ces gestes traditionnels d'artisans de la Route de la Soie, qui se sont maintenus dans cette région du fait de l'éloignement des grands centres industriels chinois.

Plongé dans l'ambiance si particulière de ces grands bazar, on ne peut pas s'empêcher de se poser des questions quant à l'avenir de la culture Ouïgour, qui a réussi à se maintenir dans un contexte difficile face à un rouleau compresseur économique et colonial, qui s'avance chaque année davantage vers les confins de la Chine en étouffant, peu à peu, les peuples minoritaires. La diversité culturelle et le sort des minorités : c'est une des grandes questions non résolues de l'expansion chinoise.

Le Pamir
Au-dessus de Kashgar, c'est le "Toit du monde" : le Pamir, les Kunlun et le Karakorum forment un ensemble de barrières montagneuses, au travers desquelles ont été ouvertes des routes, en dynamitant les parois rocheuses, au-dessus de canyons très profonds. Malgré les très rudes conditions de franchissement de ces chaînes de montagne, les voies de commerce et d'échanges ont été toujours été très fréquentées. C'est par ces cols que les caravanes allaient au Cachemire et au Ladakh chercher du sucre, du thé et des céréales. Ces produits étaient échangés, notamment, contre de la laine, de la soie, de la vaisselle chinoise et toutes sortes d'outils en acier forgé. Une simple aiguille de bourrelier s'échangeait dans la vallée de la Hunza, au siècle dernier, contre un mouton...

Ces hautes vallées du Pamir abritent une population de Tadjiks et de Kirghizes semi-nomades, qui utilisent toujours des caravanes de yaks et de chameaux pour leurs déplacements et c'est donc là, qu'il faut aller pour retrouver l'ambiance des récits et des caravanes d'autrefois. Ce sont d'ailleurs ces Tadjiks et Kirghizes qui fournissent les animaux de bât, chevaux, yacks et chameaux, et servent de guides sur ces itinéraires qu'ils sont les seuls à bien connaître.

Les Tadjiks
La province chinoise du Xinjiang compte une quarantaine de milliers de Tadjiks, qui vivent, dans la région de Tashkorgan, à la frontière du Tadjikistan et du Pakistan, sur leurs terres traditionnelles du Haut Pamir et du Karakorum.

Ces Tadjiks du Pamir, sont de souche indo-européenne, et parlent une langue proche du persan. Ils sont de religion ismaélienne, une branche de l'islam chiite, qui vénère comme un Dieu vivant l'Aga khan. Ils n'utilisent pas de mosquées et ne possèdent pas de réelle structure cléricale. Ces Tadjiks vivent de l'agriculture et de l'élevage, dans des villages aux petites maisons de pierre et de pisé. Au printemps ils sèment de l'orge et du blé et font pousser quelques légumes. Mais entre 2000m et 3000m d'altitude le rendement agricole est bien sûr assez bas et, dés qu'arrive l'été et la saison des pâturages, ils mènent leurs troupeaux de moutons, de chèvres et de yacks, dans des hautes vallées d'alpage, entre 4000m et 5000m d'altitude, pour les engraisser, faire provision de beurre et de fromage. Puis ils redescendent à l'automne dans leurs villages.

Et donc au cours de nos randonnées nous avons fait étape dans quelques uns de ces villages, comme Xinde ou Tchitchiklik, un village d'alpage Tadjik, où vivent durant l'été une cinquantaine de familles.

Les Kirghizes
A partir du 19ème siècle, un bon nombre de tribus nomades kirghizes a trouvé refuge en Chine, dans les régions du Pamir et du Karakorum. La première vague pour échapper à la colonisation russe, et la deuxième, à la collectivisation soviétique. Ici ils migrent sur les hauts pâturages situés autour des massifs du K2, de la Mustagh-Ata et du Kongur ( 7720 m ), où leurs communautés côtoient fréquemment celles des Tadjiks.

En fait les communistes russes puis chinois ont toujours considéré le nomadisme comme un mode de vie primitif, incompatible avec un monde nouveau, plus moderne, entre guillemets. La collectivisation forcée a donc fortement ébranlé le mode de vie traditionnel des Kirghizes, qui est pourtant reconnu aujourd'hui comme un moyen efficace pour exploiter les régions montagneuses désertiques. Aujourd'hui ces Kirghizes ne se déplacent plus que sur de courtes distances, mais ils restent fidèles, en partie, à la yourte familiale. Chaque clan est dirigé par un chef, qui est choisi par le groupe pour ses mérites personnels. C'est une société patriarcale qui reste fidèle à ses racines turques et nomades. Elle reste aussi très proches de la nature, et bien qu'ils soient qu'islamisés depuis longtemps, on ne peut pas dire que ce soient de très fervents pratiquants de la religion musulmane, même s'ils en observent certains préceptes.

Heure locale
Décalage horaire : 7 heures avec Paris.

Savoir-vivre
Les nomades sont très accueillants, il est important de respecter leur intimité et de ne jamais les photographier sans leur autorisation. Il est important de ne pas trop insister également après acceptation: 2 ou 3 clichés sont suffisants, ce n'est pas nécessaire de "mitrailler".
Astuce : prenez un polaroïd vous pourrez ainsi commencer par offrir des photos à vos hôtes, le geste sera très apprécié.

Infos pays
Le Xinjiang est la plus vaste province de Chine : 1 660 000 kilomètres carrés, trois fois la superficie de la France.
Monnaie : Le yuan ( environ 10 yuan pour 1 euro )
Population : La province du Xinjiang compte environ 20 millions d'habitants, dont la moitié de Ouïgours .
Devises à emporter : l'euro est accepté partout.

Société/religion
La Chine, bien que présente au Xinjiang, depuis les premiers siècles de notre ère, n'a intégré véritablement cette immense province au reste du pays, que depuis le milieu du 20ème siècle. Aujourd'hui, le Xinjiang fait l'objet d'une intense colonisation de la part des Han : fonctionnaires, commerçants et artisans s'implantent dans la plupart des oasis. La paysannerie, quant à elle, reste essentiellement de souche Ouïgour, tandis que les zones montagnardes de l'Altaï, des Tian-Shan, du Pamir et du Karakorum, sont les fiefs ancestraux des minorités semi-nomades: Kazakhs, Kirghizes et Tadjiks.
La religion musulmane est non seulement pratiquée par les Ouïgours, Kirghizes, Kazakhs et Tadjiks, mais aussi par de fortes communautés chinoises Hui, présentes notamment à Urumqi et dans la plupart des villes du Xinjiang.
Langue :
La langue traditionnelle est le Ouïgour mais, depuis 1950, le Chinois est obligatoire dans toute l'administration. Par ailleurs les minorités Kirghizes, Kazakhs et Tadjiks parlent leur propre langue.

Pamir, trek sur le Toit du Monde

Caravane devant la face sud du Kongur (7700 m).

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Nous vous rappelons que tous nos voyages peuvent être déclinés à la carte en fonction de vos souhaits.

Merci et à très bientôt...

L'équipe Stages Expéditions.

 
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