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L'épopée du mont Blanc

En résumé
• Pays : - Alpes -
• Catégorie : Alpinisme
• Code séjour : AEMB
• Durée : 10 jours
• Groupe de 2 à 4 pers.
Difficulté :
   > Technique : 2/5
   > Physique : 3/5
   > Engagement : 2/5
• Alt. max : 4810 m
A partir de 2350 €
Les points forts

- Un parcours exceptionnel et progressif à travers le massif du mont Blanc jusqu'à son sommet.
- L'épopée de l'alpinisme racontée par un guide.
- Des hébergements en hôtels d'altitude et refuges de caractère.

L'avis du guide

Une découverte inédite et très complète du mont Blanc avec une approche du sommet chargée de l'histoire des grandes ascensions. Une véritable épopée sur les traces de nos glorieux aînés !

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Gravir le toit des Alpes en effectuant une véritable épopée à travers le massif du mont Blanc : voici l'originalité de cet itinéraire exclusif. Le 8 août 1786 le docteur Paccard et Jacques Balmat furent les premiers à atteindre les 4810 m fatidiques, ouvrant la voie à deux siècles d'alpinisme. Aujourd'hui traverser le massif par son coeur c'est croiser mille récits d'ascensions épiques, de la face ouest des Drus au pilier central du Fréney, en passant par la face nord des Grandes Jorasses. Ce voyage à travers le massif est donc une façon très originale de le découvrir et de gravir son point culminant en compagnie d'un guide passionné d'histoire.

Nous entamons ce périple en nous retrouvant à Chamonix, capitale mondiale de l'alpinisme. Grâce au train du Montenvers, nous nous retrouvons rapidement face aux Drus avec en contrebas la Mer de Glace. Nous remontons les grands glaciers du massif pour rejoindre le refuge du Requin, puis le col du Géant au pied des grandes voies techniques du mont Blanc. Après être redescendus sur le versant italien grâce au téléphérique d'Helbronner, nous rejoignons les alpages du Val Veni au pied de l'impressionnant versant italien du mont Blanc. Des sentiers sauvages en balcon nous permettent enfin d'atteindre le pied de l'aiguille du Goûter où nous bénéficions d'un hébergement d'exception à l'hôtel du Prarion avant de gravir le mont Blanc. Cette ascension en trois jours se fera très progressivement. Au sommet nous pourrons savourer ce fabuleux périple à travers un massif unique au monde !

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Cet itinéraire hors du commun est accessible aux randonneurs expérimentés. La difficulté principale est l'ascension du mont Blanc par la voie du Goûter qui se déroule en fin de parcours.

Difficultés techniques
Difficultés d'ordre glaciaire pendant la remontée du glacier du Géant. Long parcours d'échelles pour atteindre le refuge du Requin. Dans la voie du Goûter la montée dans la face ouest de l'aiguille du Goûter constitue la principale difficulté.

Difficultés physiques
L'itinéraire enchaîne les étapes en altitude et nécessite donc une excellente forme physique. La durée du périple permet de se mettre bien en conditions pour l'ascensions finale. Certaines étapes sont longues ; en moyenne de 6 à 7 heures d'effort par jour.

Engagement
L'itinéraire se déroule en permanence en montagne mais on n'est jamais totalement isolé, ce qui limite beaucoup l'engagement.

LE MONT BLANC

Présentation

Le mont Blanc est un sommet emblématique, à la fois accessible au plus grand nombre et suffisamment difficile pour constituer un véritable challenge humain. Ses 4810 m forment également une barrière d'altitude qui nécessite une acclimatation. Nous sommes donc bien dans une ascension qui comporte une part d'engagement non négligeable et qui nécessite une grande motivation. Notre rôle est de vous ouvrir les portes du sommet en nous adaptant à vos capacités et aux conditions de la montagne.

Géographie et histoire du mont Blanc

Situation
Le mont Blanc s'élève au coeur du massif du Mont Blanc et constitue le point culminant de la chaîne des Alpes. C'est également le plus haut sommet d'Europe occidentale, ce qui lui vaut le surnom de Toit de l'Europe. Il se situe à cheval entre la France et l'Italie, au sud de Chamonix Mont-Blanc (Haute-Savoie, 200 kilomètres à l'est de Lyon) et au nord-ouest de Courmayeur (vallée d'Aoste, et 150 kilomètres au nord-ouest de Turin). 
Il domine les fameuses aiguille du Midi au nord et Grandes Jorasses au nord-est, et alimente directement le glacier des Bossons vers la vallée de l'Arve.

Le plus haut sommet d'Europe ?
Le mont Blanc est le plus haut sommet d'Europe occidentale. Cependant, si on considère que l'Europe s'étend jusqu'au Caucase - conformément à la vision géopolitique du Conseil de l'Europe -, alors quatre sommets le dépassent sur les territoires russes et géorgiens : l'Elbrouz qui culmine à 5 642 mètres, le Dykh Tau à 5 203 mètres, le Chkhara à 5 058 mètres et le Kazbek à 5 047 mètres. L'altitude donnée est toujours celle de l'épaisse couche neigeuse coiffant la cime. Le sommet rocheux, lui, culmine à 4 792 mètres et il est décalé de 40 mètres à l'ouest par rapport au sommet, d'après les instruments radar et des carottages.

Campagnes de mesures
En août 1986, une mesure orthométrique par satellites donne une altitude de 4 808,4 mètres. À partir de 2001, la périodicité des mesures devient biennale et se base sur des mesures d'un partenariat formé de la Chambre départementale des géomètres experts de la Haute-Savoie et de la société Leica Geosystems à l'aide du système GPS Leica, encadrée par des guides de Chamonix et de Saint-Gervais, et un traitement géodésique de l'IGN. La mesure faite cette année-là donne 4 810,40 mètres. Mais après la canicule, une nouvelle mesure effectuée les 6 et 7 septembre 2003, constate une hauteur de 4 808,45 mètres avec une précision de 5 centimètres et un décalage de l'arête sommitale de 75 centimètres vers le nord-ouest par rapport à la campagne de 2001. Lors de cette campagne 2003, les mesures de plus de 500 points de repères ont été prises, afin d'étudier le volume de neige de la calotte sommitale au-dessus de 4 000m dans son ensemble et de la modéliser entièrement.

Cependant, d'après le glaciologue Luc Moreau et Météo France qui collaborent aux mesures, l'interprétation populaire selon laquelle la canicule est responsable de cette diminution de l'altitude est contestable, car elle n'aurait pas entraîné de fonte significative des glaces au-dessus de 4 000 mètres d'altitude. Il pourrait simplement s'agir d'un mouvement aléatoire de la calotte glaciaire sommitale, au gré des vents violents soufflant à cette altitude. Effectivement, à cette altitude, le thermomètre passe rarement au-dessus de 0° C, cependant même si lors de l'été 2003, la température est montée, durant quelques jours, à +2° C et même +3° C, cela ne suffit pas pour provoquer l'évaporation de la glace qui est restée à -15° C. Enfin, lors de la cinquième campagne réalisée en 2009, et qui s'inscrit par la même occasion dans la candidature d'Annecy aux Jeux olympiques d'hiver de 2018, la nouvelle altitude officielle est établie à 4 810,45 mètres.

Climat
Au sommet, la vitesse du vent peut atteindre 150 km/h et la température -40° C. Les conditions météorologiques peuvent changer très rapidement (neige, brouillard). Le vent renforce l'effet de froid (effet de Windchill) : la température apparente chute de 10° C tous les 15 km/h de vent. Il peut contribuer à lui seul à l'échec d'une ascension, même par des professionnels.

 Géologie
Le mont Blanc est représentatif de la géologie du massif : il est constitué de granite aux parois abruptes à l'est et au nord tandis que le pluton est recouvert de gneiss à l'ouest et au sud. Il se situe donc à la jonction entre ces deux masses rocheuses cristallines, le sommet lui-même, entièrement sous la neige, étant très certainement constitué de gneiss.

L'ascension
De nos jours, le mont Blanc accueille des centaines d'alpinistes par an et est considéré faussement comme une ascension longue mais facile, pour peu que l'on soit bien entraîné et habitué à l'altitude. Cette impression est renforcée par le fait que lorsqu'on se trouve à l'aiguille du Midi, par beau temps, le mont Blanc peut paraître comme "une aimable colline enneigée", 1 000 mètres plus haut. Mais l'impression est trompeuse. C'est une course qui nécessite d'avoir un minimum de connaissances de la haute montagne et qui ne doit pas être faite sans être accompagné par un guide ou pour le moins par une personne compétente, ni sans un équipement adéquat. Il s'agit d'une course réellement longue qui présente des passages délicats comme le couloir du Goûter avec des chutes de pierres ; de plus, une nuit dans le refuge est une condition minimale pour s'habituer à l'altitude et être moins exposé au redoutable Mal Aigu des Montagnes qui peut entraîner la mort.

Preuves de cette difficulté, 120 interventions ont été réalisées en 2006 par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) dont 80 % pour épuisement (mauvaise préparation physique, manque d'acclimatation) ; 30 % des alpinistes présentent des blessures (gelures, blessures par crampons, troubles liés à l'altitude) lors de leur retour au refuge. Le taux de réussite est de 33 % seulement sans l'aide d'un professionnel (50 % avec). Chez Stages Expéditions, notre taux de réussite hors conditions météos est de 90%.

En cas de dégradation des conditions climatiques, il faut impérativement rebrousser chemin.

L'ascension demande une technique spécifique en alpinisme qu'il ne faut pas négliger : préparation de fond 3 mois avant le départ, usage des crampons et piolet, progression avec encordement, acclimatation à l'altitude. Toutefois il est bon de rappeler que 2 000 à 3 000 personnes réussissent l'ascension chaque année.

Les différents itinéraires
Il existe plusieurs itinéraires " classiques " pour faire l'ascension du mont Blanc

La voie normale ou Voie des Cristalliers, ou " Voie Royale ".
Au départ de Saint-Gervais, on monte tout d'abord par le TMB (Tramway du Mont-Blanc) pour rejoindre le Nid d'Aigle. L'ascension débute alors en direction du refuge de Tête Rousse, puis passe par le couloir du Goûter (chutes de pierres fréquentes) afin de rejoindre le refuge du Goûter pour la nuit. Le lendemain (départ vers 2 h), l'ascension passe par le Dôme du Goûter, le refuge Vallot et l'arête des Bosses. Il s'agit sans doute de l'itinéraire le plus fréquenté.

 La voie des Trois Monts
Au départ de Chamonix-Mont-Blanc, on monte tout d'abord par le Téléphérique de l'aiguille du Midi, puis on descend en direction du col du Midi. De là, on rejoint le refuge des Cosmiques pour y passer la nuit. Le lendemain, l'ascension passe par le Mont Blanc du Tacul, puis le Mont Maudit. Certains, pour éviter l'inconfort d'une nuit en refuge, font la course " à la benne " en partant le matin de Chamonix. Il faut rappeler que la montée au mont Blanc du Tacul peut être exposée à des avalanches et à des chutes de séracs. Suivant les années, ces dangers objectifs sont plus ou moins marqués.

l'itinéraire historique, par les Grands Mulets
Il est désormais utilisé l'hiver à skis seulement. Il servait autrefois de voie de descente l'été, mais il est actuellement peu fréquenté car exposé aux chutes de séracs.

 La voie normale italienne, ou route des Aiguilles Grises
Après la traversée du glacier de Miage, la nuit se passe au refuge Gonella. Le lendemain, passage par le Col des Aiguilles Grises, puis par le Dôme du Goûter où l'on retrouve l'arête des Bosses.

 La grande traversée Miage - Bionnassay - mont Blanc
Une voie majeure qui permet d'enchaîner de magnifiques courses d'arêtes. Au départ des Contamines-Montjoie, la nuit est passée au refuge des Conscrits. Le lendemain, traversée des Dômes de Miage pour rejoindre le refuge Durier. Le 3e jour, ascension de l'Aiguille de Bionnassay, puis l'arête des Bosses jusqu'au sommet. La descente peut se faire par les sommets des Trois monts pour gravir ainsi 5 sommets majeurs en 3 jours.

 D'autres voies plus techniques permettent d'atteindre le sommet, comme l'arête de Peuterey, l'arête de l'Innominata, ou les piliers du Fréney. Elles sont réservées à des alpinistes de haut niveau.

Histoire du mont Blanc, "la montagne maudite"
Jusqu'au XVIIIe siècle, le mont Blanc était communément appelé la "montagne maudite", un des sommets du massif, le mont Maudit, conserve d'ailleurs cette dénomination. Selon la légende, en des temps très anciens, le massif était beaucoup plus verdoyant et l'on pouvait y mener faire paître les bêtes - à l'époque romaine, il arrivait que des troupeaux puissent emprunter le col du Géant -, mais les démons des glaces auraient envahi les alpages, repoussant sans cesse leur territoire jusqu'au fond de la vallée. Au début du XVIIIe siècle, lors du petit âge glaciaire, des processions étaient faites car la mer de Glace s'approchait dangereusement de Chamouny.

Toujours selon la légende, un royaume enchanté existait au sommet du mont Blanc, la reine des fées, la " déesse blanche " y demeurait parmi les fleurs dans des prés verdoyants et y filait la trame du destin des habitants de la vallée. Dans les croyances antiques, les entités divines trônant au sommet des montagnes devaient être respectées et vénérées ; les sommets émettent une sorte de rayonnement, une force surnaturelle, qui guide les hommes à leur insu et dont l'influence peut être bonne ou mauvaise selon les cas. Avec le christianisme, ces divinités furent présentées comme des êtres invisibles hostiles, empêchant les hommes de déployer leurs activités agricoles ou industrielles et donc assimilables à des démons.

Le voyageur anglais Willian Windham (1717-1761), déjà renommé pour ses expéditions en Égypte et en Orient, a organisé lors de l'été 1741, une véritable expédition de découverte de la vallée de Chamonix, où il est monté jusqu'au Montenvers. Conseillé par les Genevois qui croyaient cette vallée hostile et maudite, sa caravane était inutilement surarmée. Arrivé à Chamonix, il s'est émerveillé des aiguilles qui dominent la vallée et des précipices " affreux " qui lui paraissaient susceptibles d'épouvanter les âmes les plus fermes. Il a aussi rapporté quelques anecdotes recueillies auprès des populations locales : les glaciers ont beaucoup crû lors des époques récentes mais dans les temps anciens un passage libre existait jusqu'à la vallée d'Aoste, de plus, la nuit, sur les glaciers, ont lieu des fêtes de sorciers dansant au son des instruments.

Avec le rationalisme de la fin du XVIIIe siècle et le matérialisme triomphant du XIXe siècle, portés par les protestants genevois et anglais, la montagne devait désormais être dominée intellectuellement, en acquérant sur elle des connaissances précises, et physiquement, en la gravissant. Il fallait percer les légendes et en tirer des explications naturelles.

Une frontière contestée
Selon qu'on consulte une carte éditée en France ou en Italie, on ne lit pas le même tracé de la frontière au sommet du Mont-Blanc : sur les cartes italiennes, le sommet est un point de la ligne séparant les deux États, et est donc binational. En revanche, les cartes françaises font apparaître une bande de terre française approximativement triangulaire qui pointe vers le sud au niveau du Mont-Blanc : selon ces cartes, le sommet du massif serait donc entièrement en France, la frontière passant par le Mont Blanc de Courmayeur.

Pour comprendre les tenants et aboutissants de cette situation, il faut d'abord savoir que l'existence d'une frontière à travers le massif remonte à la cession de la Savoie à la France, donc à 1860 qui est régie par le traité de Turin et ses protocoles annexes.

Une carte jointe au traité, assez imprécise, fait néanmoins assez clairement passer la frontière par la calotte sommitale.

Source partielle Wikipedia

Déplacement
Pendant toute l'ascension nous serons en autonomie et porterons notre matériel. Le guide vous aidera à ne conserver que le strict nécessaire de façon à ce que votre sac ne dépasse pas 10 kg.

Savoir-vivre
Le savoir-vivre en montagne est basé sur le respect de la nature. Nos montagnes sont fragiles, et de nombreuses chartes existent pour le respect de l'environnement, dont voici quelques extraits :
Partons tôt et pas trop vite.
Soyons discret et courtois. Pensons aux autres, à la sérénité de la nature.
Le ramassage en montagne est difficile et très coûteux. La nature ne doit pas conserver les traces de notre passage. Emportons nos déchets jusqu'à la prochaine poubelle du village voisin.
N'oublions jamais de toujours refermer derrière nous clôtures et barrières. Ne dégradons ni les cultures ni les plantations, et ne dérangeons pas les animaux domestiques ou les troupeaux.
De nombreuses espèces végétales sont protégées et fragiles, leur cueillette est interdite. Ce geste répété peut entraîner la disparition de fleurs rares. Apprenons à les reconnaître. Observons les animaux, mais ne les dérangons pas.
Respectons le tracé des sentiers et n'utilisons pas de raccourcis.
Respectons les règlements des parcs et réserves naturels.
Point de feu nous ne faisons dans les régions sensibles.
Soyons prudents avec l'eau des ruisseaux : est-elle potable?
Saluons le randonneur que nous croisons ou dépassons.

Office du tourisme
Office de tourisme de Chamonix
85 place du triangle de l'amitié
74400 Chamonix
Tel : 04 50 53 00 24

Office de tourisme des Houches
Place de la Mairie
BP 9 74310 Les Houches
04 50 55 51 63
www.leshouches.com

L'épopée du mont Blanc

Le Glacier du Géant et le versant est du mont Blanc.

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Nous vous rappelons que tous nos voyages peuvent être déclinés à la carte en fonction de vos souhaits.

Merci et à très bientôt...

L'équipe Stages Expéditions.

 
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